35 euros. C’est le tarif d’une contravention de classe 2 pour un excès de vitesse inférieur à 20 km/h hors agglomération, et pas un centime de plus si on règle dans les temps. Pas de retrait de points. Dès la classe 3, la facture s’alourdit : 68 euros d’amende, un point en moins sur le permis, le tout sans détour. Et gare aux récidives : sous trois ans, toute nouvelle infraction fait grimper la note, même sans nouvel avis. En 2025, le système conserve sa logique : progression nette des sanctions selon la classe, seuils maintenus, majorations prévues pour les retardataires.
Comprendre les classes de contraventions en France : fonctionnement et enjeux en 2026
En 2026, l’architecture des contraventions en France reste solidement établie. Trois classes, trois degrés de gravité pour ces infractions routières qualifiées de « mineures ». La classe 1 correspond à la gamme la plus basse : stationnement gênant, papiers non présentés à temps. Ici, la sanction plafonne à 38 euros, un montant qui vise surtout à rappeler à l’ordre plutôt qu’à punir sévèrement.
La contravention classe 2 change de ton. Oublier le disque de stationnement, téléphoner moteur coupé ou rouler un court instant sans assurance, tout cela vous expose à une amende qui peut atteindre 150 euros. Aucun retrait de points, mais la leçon est claire : la pédagogie prime, sauf en cas de récidive où la sanction grimpe d’un cran.
La classe 3 marque un vrai tournant. Omettre la ceinture, abuser du klaxon, rouler sur une voie réservée ou dépasser légèrement la vitesse en agglomération : ces comportements coûtent jusqu’à 450 euros, avec un point en moins sur le permis. Dès ce niveau, la sécurité routière ne plaisante plus.
Cette classification n’est pas qu’un détail technique : elle guide toute la politique de prévention et de sanction routière. Elle vise à responsabiliser les conducteurs, à éviter l’engorgement des tribunaux et à ancrer la progressivité des sanctions dans le quotidien des automobilistes. Le droit pénal routier français s’appuie sur ce socle pour déterminer le montant à payer et la procédure à suivre.
À quoi correspondent les classes 1, 2 et 3 pour les excès de vitesse ?
En matière d’excès de vitesse, le code de la route ne laisse rien au hasard. Les catégories sont strictes, la tolérance quasi nulle. Ici, la classe 1 n’intervient pas : aucun dépassement de vitesse n’est concerné à ce niveau. Dès +1 km/h (hors agglomération), on bascule sur la classe 3. Cette subtilité française réserve la classe 1 à d’autres types de manquements.
Pour mieux comprendre les différents cas, voici comment se répartissent les sanctions selon la situation :
- Classe 3 : excès de vitesse inférieur à 20 km/h sur une voie limitée à plus de 50 km/h. Exemple : rouler à 108 km/h là où la limite est de 90.
- En agglomération, le même excès est directement sanctionné en classe 4, le seuil étant plus sévère.
En pratique, un excès de vitesse de moins de 20 km/h hors agglomération entraîne une contravention classe 3 : amende forfaitaire de 68 euros, minorée si règlement rapide, et retrait d’un point. Plus le dépassement est marqué, plus la sanction grimpe, jusqu’à atteindre les classes supérieures, bien plus dissuasives. Ce dispositif n’a rien d’anodin : il rappelle que la vitesse, sur les routes françaises, reste la principale cause d’accidents graves.
Barème officiel 2026 : montants des amendes et sanctions pour chaque classe
En situation réelle, la classe de contravention permet de savoir instantanément à quoi s’attendre, tant sur le montant que sur la nature de la sanction. Le barème 2026, fixé par le code de la route, continue de s’appliquer à toutes les contraventions de classes 1 à 3. Les chiffres changent peu, mais les règles de paiement et de majoration sont claires.
Classe 1 : la contravention d’entrée de gamme
Pour les infractions les plus légères, voici ce que prévoit la réglementation :
- Montant amende : 11 euros
- Pas de retrait de points
- Paiement minoré possible sous 15 jours
Le plus souvent, il s’agit de stationnements gênants ou de petits oublis techniques sur le véhicule.
Classe 2 : la marche supérieure
Pour les manquements plus marqués, la sanction monte d’un cran :
- Montant amende : 35 euros
- Pas de retrait de points
- Montant minoré à 22 euros si paiement rapide
Typiquement, la contravention classe 2 frappe en cas de papiers manquants ou de carte grise non présentée.
Classe 3 : l’entrée dans la zone des retraits de points
Pour les infractions plus sérieuses, le barème s’applique comme suit :
- Montant amende forfaitaire : 68 euros
- Montant minoré à 45 euros (paiement sous 15 jours)
- Retrait de point : 1 point sur le permis
La vitesse contravention classe 3 vise principalement les excès de vitesse de moins de 20 km/h hors agglomération, mais aussi d’autres comportements à risque pour la sécurité routière.
Ce barème est appliqué uniformément partout en France, que l’infraction soit relevée par radar automatique ou lors d’un contrôle routier. La rapidité de paiement joue en faveur du conducteur, avec une amende minorée pour ceux qui règlent vite. En revanche, le retard dans le règlement entraîne une majoration automatique, et aucune indulgence n’est accordée aux distraits.
Excès de vitesse : quelles conséquences sur le permis et le casier judiciaire ?
Dépasser la vitesse autorisée ne se résume jamais à un simple paiement. Dès la classe 3, le permis de conduire est impacté : un point disparaît pour chaque excès inférieur à 20 km/h hors agglomération. Cette perte est indiquée sur le relevé d’information intégral, et pour ceux qui cumulent les infractions, chaque point compte.
Quand les excès se multiplient ou deviennent plus graves, le tribunal de police peut être saisi. Les cas relevant de classes supérieures échappent à la simple contravention, mais l’accumulation de contraventions peut mener devant le juge, surtout si le retrait de points atteint un seuil critique. Une suspension de permis peut alors être décidée lors de l’audience, à la demande du parquet.
Il n’y a aucune inscription au casier judiciaire pour une contravention classe 1, 2 ou 3 liée à la vitesse. Le casier reste intact tant que l’on reste sur ce type d’infraction. Seuls les délits, comme les grands excès de vitesse ou la récidive aggravée, entraînent une mention au casier et relèvent du droit pénal.
Les points perdus peuvent être récupérés automatiquement après un délai sans nouvelle infraction. Certains optent pour un stage de sensibilisation à la sécurité routière afin d’accélérer la récupération, une possibilité offerte par le code de la route. Reste que chaque point perdu rapproche un peu plus du seuil fatidique, et rappelle, à chaque contrôle, que le permis se mérite au quotidien.


