3,5 %. C’est la progression du barème kilométrique en 2025. Un chiffre, une hausse sèche, qui s’impose à tous les professionnels amenés à se déplacer pour leur activité. Calculs à revoir, remboursements ajustés, et une vigilance accrue face à des plafonds qui ne laissent aucune marge à l’improvisation.
Au-delà de la simple question du kilomètre, d’autres frais gravitent autour du déplacement professionnel : péages, stationnement, parfois même petits frais annexes. Ces dépenses, non intégrées au barème officiel, continuent d’être prises en compte, à condition de présenter des justificatifs irréprochables. Chaque année, la publication du nouveau barème force salariés et indépendants à sortir la calculette, pour aligner leur déclaration fiscale sur la réalité des montants réactualisés.
Le barème kilométrique 2025 : ce qui change et ce qui reste stable
En 2025, le barème kilométrique ne bouscule pas les fondamentaux, mais rehausse ses montants d’environ 3,5 %. Cette actualisation reflète les évolutions du prix des carburants et des coûts d’entretien. On retrouve toujours la même structure : une progression selon la puissance fiscale du véhicule, de 1 à 7 CV et plus, et des tranches en fonction de la distance parcourue.
Les voitures électriques profitent encore d’un bonus, reconduit pour encourager les déplacements sans émissions. Pour s’y retrouver, la grille distingue trois niveaux :
- moins de 5 000 km
- de 5 001 à 20 000 km
- plus de 20 000 km
Le barème kilométrique s’ajuste donc à la réalité de terrain : il prend en compte l’usure du véhicule, sa dépréciation, l’assurance, et bien sûr, la consommation de carburant. Les nouveaux coefficients, revalorisés, ne bouleversent pas l’équilibre général, mais témoignent d’une volonté de coller au plus près de la réalité des dépenses.
Pour déterminer le montant exact, il faut toujours croiser trois critères : la distance parcourue, la puissance fiscale du véhicule, et le type de carburant utilisé. Que l’on roule en citadine, en hybride ou en modèle plus puissant, le calcul reste le même. Les professionnels, eux, ajustent leur comptabilité pour intégrer ce nouveau barème. La puissance fiscale demeure un facteur décisif : elle module directement le taux appliqué. Quant à la distance, elle évite toute mauvaise surprise lors de la déclaration fiscale.
Les plafonds, eux, ne bougent pas : dépasser le montant maximal fixé revient à sortir du cadre officiel, et à voir la part excédentaire non prise en charge. Pour préparer leur année, salariés, indépendants ou dirigeants peuvent déjà consulter le barème kilométrique voitures 2025 sur de nombreux sites spécialisés, et anticiper sans accroc.
À qui s’adresse le remboursement des frais de déplacement au kilomètre ?
Les indemnités kilométriques sont conçues pour les salariés qui utilisent leur véhicule personnel, citadine, SUV ou berline, dans le cadre de leurs déplacements professionnels. Peu importe le poste occupé : dès lors que le trajet s’inscrit dans une mission pour l’entreprise, le remboursement s’effectue selon le barème officiel. L’employeur prend alors en charge ces kilomètres, en dehors des trajets domicile-travail, sur présentation d’un justificatif précis.
Ce dispositif couvre également les dirigeants assimilés salariés, les mandataires sociaux, ou encore les agents commerciaux qui travaillent sans véhicule de fonction. Le principe reste le même : la prise en charge se fait au réel, sur la base du nombre exact de kilomètres déclarés, en respectant le barème fixé par l’administration fiscale chaque année.
Pour accéder à cette indemnité kilométrique, il est impératif de prouver l’utilisation du véhicule à des fins professionnelles. Tant que le montant remboursé ne dépasse pas le barème, il n’est soumis à aucune cotisation sociale et n’est pas considéré comme un avantage en nature. Ce détail a un impact direct sur la gestion des salaires et la fiscalité de l’entreprise.
La souplesse du système séduit aussi bien les PME que les structures intermédiaires, où l’utilisation de la voiture personnelle pour des missions ponctuelles reste fréquente. Employeurs et salariés y trouvent leur compte, entre agilité dans la gestion des déplacements et respect du cadre légal.
Comment calculer précisément vos indemnités kilométriques en 2025 ?
Calculer ses indemnités kilométriques en 2025 ne laisse rien à l’à-peu-près. Premier réflexe : relever le nombre de kilomètres effectivement parcourus dans le cadre des déplacements professionnels avec votre véhicule personnel. Seuls les trajets validés par l’administration fiscale, entre le domicile et le lieu de travail ou de mission, entrent en ligne de compte.
Le calcul s’appuie ensuite sur le barème kilométrique publié chaque année. Il évolue selon la puissance fiscale de la voiture et le cumul des distances parcourues sur l’année. Les différentes tranches introduisent une progressivité dans le montant remboursé : rouler en 4 CV ou en 7 CV n’a pas le même impact, à distance égale. Les véhicules électriques profitent d’une majoration particulière, signalée par l’administration.
Exemple de calcul
Voici comment appliquer concrètement le barème :
- Distance annuelle parcourue : 8 000 km
- Puissance fiscale du véhicule : 5 CV
- Application du barème kilométrique 2025 : il faut consulter la grille officielle pour identifier le montant à appliquer par kilomètre, en fonction de la tranche (jusqu’à 5 000 km, de 5 001 à 20 000 km, etc.).
Calculez le total en multipliant la distance parcourue par le taux correspondant à la puissance fiscale et à la tranche annuelle. Ce montant s’intègre ensuite dans les frais réels pour la déclaration d’impôt, ou sert de base au remboursement par l’employeur.
La rigueur est de mise pour conserver la trace de chaque trajet : carnet de bord, relevé d’itinéraires, attestations de missions. L’administration fiscale exige des justificatifs solides pour valider le calcul et garantir l’exonération des charges sociales.


