La production mondiale de diesel dépasse encore celle des biocarburants avancés, malgré des réglementations de plus en plus strictes sur les émissions. Le marché du transport routier reste dominé par des carburants fossiles, alors même que certaines alternatives offrent déjà des performances équivalentes, voire supérieures.
Parmi ces solutions, le HVO (Hydrotreated Vegetable Oil) s’impose progressivement dans plusieurs pays européens et gagne du terrain en France. Ce biocarburant synthétique promet de réduire l’empreinte carbone sans nécessiter de modifications majeures sur les moteurs existants.
Face à l’urgence écologique, pourquoi chercher une alternative au diesel ?
Star incontestée du transport routier pendant des décennies, le diesel fossile a longtemps été synonyme d’efficacité et de rentabilité. Pourtant, la donne a changé. Aujourd’hui, le secteur des transports pèse lourd dans la balance : 31 % des émissions de gaz à effet de serre en France lui sont imputables. À chaque plein, le diesel relâche dans l’air non seulement du CO2, mais aussi des particules fines qui étouffent les centres urbains.
La législation serre la vis. Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) limitent progressivement la circulation selon la vignette Crit’Air affichée sur le pare-brise. Dans ce contexte, la mobilité urbaine se réinvente. En quête de solutions viables, les carburants alternatifs s’imposent peu à peu, remplaçant l’essence et le gazole dans la vie réelle des transporteurs et des collectivités.
La transition énergétique s’accélère sous la pression politique. Les centres-villes restreignent jour après jour le terrain de jeu des moteurs thermiques classiques. Conséquence immédiate : les motoristes, les gestionnaires de flottes et les décideurs publics revoient leur copie en matière de carburants et d’investissements.
Entre baisse des émissions, adaptation aux nouvelles normes et anticipation des futures mutations du secteur, les arguments s’accumulent pour explorer des solutions différentes. Le règne sans partage du diesel s’efface. Désormais, le transport s’ouvre à une mosaïque de carburants : biocarburants, gaz, carburants de synthèse… Les choix se multiplient, l’avenir s’étire sur plusieurs pistes.
Le HVO, un biocarburant innovant : origine, fabrication et fonctionnement
Pour celles et ceux qui ne veulent pas renoncer aux avantages du diesel mais refusent d’ignorer l’urgence environnementale, le gazole XTL-HVO s’impose comme une réponse pragmatique. Ce biocarburant de synthèse fait partie des biocarburants avancés, fabriqués à partir de matières premières renouvelables qui n’entrent pas en concurrence avec l’alimentation humaine : huiles végétales recyclées, graisses animales, voire certains déchets plastiques. Grâce au procédé d’hydrotraitement, ces résidus sont convertis en un carburant quasiment jumeau du gazole fossile, mais sans son lourd héritage carbone.
L’un des véritables points forts du HVO100 ? Il s’utilise dans la grande majorité des moteurs diesel, sans qu’il soit nécessaire de procéder à des modifications. Depuis juin 2024, ce carburant est disponible en station-service pour le grand public, un tournant qui ouvre la voie à une transition énergétique à grande échelle, bien au-delà des flottes captives ou des seuls professionnels du secteur.
Son indice de cétane supérieur à 70 place le HVO100 au-dessus du gazole traditionnel : démarrages à froid plus faciles, moteurs plus silencieux, performance au rendez-vous. On peut l’utiliser pur ou mélangé au diesel, selon les préconisations des fabricants. En valorisant des déchets organiques, la filière HVO allie efficacité énergétique et respect de l’environnement, tout en contribuant à alléger la facture carbone du transport.
Quels bénéfices concrets le HVO apporte-t-il pour l’environnement et les utilisateurs ?
Le gazole XTL-HVO ne se contente pas de promettre : il agit. La réduction annoncée, jusqu’à 90 % d’émissions de CO2 en moins par rapport au gazole classique, bouscule la hiérarchie des carburants. Cette performance élevée, validée par des tests indépendants, n’a rien d’un simple effet de communication. S’ajoute une baisse de 65 % des particules fines, donnée qui intéresse directement les villes et les collectivités engagées dans la lutte contre la pollution de l’air.
Côté utilisateurs, le HVO100 affiche une compatibilité immédiate avec la majorité des moteurs diesel. Pas de modifications à prévoir, pas de coût d’adaptation supplémentaire : le véhicule roule, tout simplement. L’indice de cétane élevé garantit des démarrages nets, même au cœur de l’hiver, et un fonctionnement moteur plus discret. Les professionnels du transport, pour qui fiabilité et disponibilité sont non négociables, apprécient cette stabilité.
Depuis juin 2024, le gazole XTL devient accessible à tous en station-service, un pas de géant pour démocratiser la mobilité durable. Face aux contraintes des Zones à Faibles Émissions (ZFE) et à la pression des vignettes Crit’Air, les collectivités disposent dorénavant d’une solution opérationnelle pour maintenir leur flotte conforme, sans sacrifier la performance. Les atouts environnementaux et pratiques du HVO ouvrent la voie à une réduction réelle de l’empreinte carbone du transport, secteur qui pèse encore 31 % des émissions nationales.
Où s’informer et s’approvisionner en HVO : ressources et acteurs clés à connaître
Depuis l’été 2024, le gazole XTL-HVO s’invite dans la vie quotidienne des conducteurs et transporteurs, qu’ils soient professionnels ou particuliers. Cette ouverture du marché permet à chacun de faire le plein de HVO100 directement à la pompe, sur tout le territoire. La distribution s’organise : grands groupes et nouveaux acteurs avancent ensemble pour faciliter l’adoption de ce carburant plus écologique.
Pour ceux qui souhaitent s’informer ou localiser les stations, plusieurs sources font référence. L’Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) publie régulièrement les mises à jour des points de distribution. Les sites de TotalEnergies et du groupe Avril proposent des listes détaillées des stations équipées et des informations sur les spécificités du gazole XTL. Côté constructeurs, Renault Trucks, MAN, Volvo ou Scania communiquent sur la compatibilité de leurs modèles avec le HVO, à travers leurs réseaux et documentations techniques.
Sur le terrain, des entreprises comme Signify ou Transports Champagnat utilisent l’Oléo100, variante du HVO produite par Avril, pour réduire leur impact environnemental. Ces initiatives démontrent la faisabilité d’un passage à grande échelle vers des solutions moins polluantes.
Voici les principaux canaux à explorer pour accéder au HVO ou mieux s’informer :
- Stations-service équipées : leur nombre grandit chaque mois, avec une concentration marquée autour des agglomérations majeures et des axes routiers stratégiques.
- Réseaux professionnels : des plateformes spécialisées et des fédérations du transport mettent à disposition des cartes interactives et des guides pratiques.
- Constructeurs et énergéticiens : brochures et supports techniques détaillent les conditions d’utilisation du HVO selon les modèles de véhicules et les besoins des flottes.
Le déploiement du gazole XTL-HVO en station-service offre aujourd’hui une rampe de lancement solide pour réduire l’empreinte carbone du parc roulant, tout en respectant les contraintes des Zones à Faibles Émissions et des critères Crit’Air. Les lignes bougent : le transport s’invente un nouveau visage, plus sobre, sans renoncer à la performance.


