Des chiffres, pas des promesses. En 2026, certaines motos continueront de rouler sans passer par la case contrôle technique. Ce privilège, accordé à des modèles bien identifiés, ne doit rien au hasard. Un arrêté ministériel, publié à bas bruit au Journal officiel, trace la frontière entre les deux-roues soumis à la vérification obligatoire et ceux qui y échappent. Catégorie, usage, ancienneté : seuls les véhicules répondant à des critères précis bénéficient de cette exception.
Des machines familières croisées chaque jour sur nos routes figurent pourtant parmi les heureuses élues. Cette sélection soulève son lot d’interrogations : pourquoi ces choix, et quelles répercussions pour les conducteurs concernés ? Avant de démarrer, mieux vaut s’assurer que sa monture relève bien des cas particuliers, sous peine de mauvaise surprise lors d’un contrôle routier.
Ce qui change pour les motards en 2026 : panorama des nouvelles règles du contrôle technique
Le calendrier du contrôle technique moto redistribue les cartes pour tous les passionnés de deux-roues. À partir d’avril 2026, chaque moto ou scooter de la catégorie L, mis en circulation avant le 1er janvier 2017, devra passer entre les mains d’un centre agréé avant la fin de l’année. Pour les modèles plus récents, la première échéance surviendra à la date anniversaire de la première immatriculation. La France harmonise ainsi ses règles avec celles de ses voisins européens, sous l’impulsion de la sécurité routière et des directives européennes.
La visite ne laisse rien de côté. Freins, phares, émissions polluantes, niveau sonore, état du cadre ou des roues : tout est passé au crible. Pas moins de 78 points de contrôle sont inscrits au programme, pour garantir la conformité et la sécurité des véhicules. La moindre défaillance peut conduire à une contre-visite, voire à une interdiction temporaire de circuler si la sécurité s’en trouve compromise.
Ce dispositif concerne la quasi-totalité des motos et scooters de plus de 50 cm³, qu’il s’agisse de modèles routiers, sportifs ou tout-terrain. En priorité, ce sont les véhicules immatriculés avant 2017 qui ouvrent le bal. Quelques exceptions cependant : certaines motos de collection ou affectées à des usages spéciaux, mais la majorité des conducteurs devront se plier à la règle.
Le contrôle technique devra ensuite être renouvelé tous les trois ans. Autre nouveauté à ne pas négliger : toute transaction de vente exigera un contrôle technique à jour. Les professionnels du secteur anticipent déjà l’afflux de deux-roues dans leurs ateliers et s’organisent pour répondre à la demande croissante.
Quels modèles de motos sont réellement exemptés du contrôle technique ?
Le nouveau contrôle technique motos n’épargne qu’une poignée de privilégiés. Les motos exemptées du contrôle technique appartiennent le plus souvent à la famille des motos de collection. Selon la réglementation, un deux-roues est considéré comme « de collection » s’il a plus de 30 ans et dispose d’une carte grise portant la mention officielle. À une condition : l’usage doit rester privé et non professionnel, sous peine de perdre ce statut dérogatoire. Ces véhicules, souvent entretenus avec soin, échappent ainsi à l’obligation du contrôle technique motos.
Quant aux motos électriques, elles n’obtiennent aucun passe-droit. Contrairement à une idée répandue, aucune exemption n’est prévue pour les scooters ou motos électriques : seule l’obtention du statut « collection » permet d’en être dispensé, quelle que soit la motorisation.
Voici les principaux cas d’exemption retenus par la réglementation :
- Les motos de collection de plus de 30 ans, avec carte grise « collection »
- Certains véhicules réservés à des usages spécifiques (forces de l’ordre, secours, armée), selon des conditions précises
Les motos électriques, parfois évoquées dans le débat, ne bénéficient d’aucune dérogation systématique. Le texte ne prévoit pas d’exemption pour les scooters et motos électriques : leur motorisation n’entre pas en ligne de compte. Seules les machines classées collection accèdent à cette faveur, quelle que soit leur motorisation.
Voici les principaux cas d’exemption retenus par la réglementation :
- Les motos de collection (plus de 30 ans et carte grise « collection »)
- Certains véhicules affectés à des usages particuliers (forces de l’ordre, secours, armée) sous conditions très précises
Pour les scooters, motos et cyclomoteurs de moins de 50 cm³ immatriculés avant 2017, le passage au contrôle technique reste obligatoire, sauf statut de collection. Sur ce créneau, la dérogation demeure rare. Les machines éligibles se limitent aux modèles historiques ou à certains véhicules officiels, selon des critères stricts. Pour la vaste majorité des deux-roues en circulation, la réglementation s’applique sans exception.
Exemptions : critères officiels à connaître pour éviter toute confusion
Les textes sont clairs : la liste des véhicules catégorie L dispensés du contrôle technique motos est limitée. Première règle, sans équivoque : seules quelques catégories, comme la fameuse moto de collection, échappent réellement à l’obligation. Le décret stipule que les motos, scooters et tricycles classés « collection » (carte grise avec mention) bénéficient de cette exonération. Ni la cylindrée, ni l’année de première immatriculation, ni même la motorisation ne changent la donne : c’est le statut administratif qui fait foi.
La définition européenne des catégories L s’applique. Cela englobe deux-roues, trois-roues et quadricycles motorisés, selon des sous-catégories de L1e à L7e. La plupart des motos modernes (L3e), scooters (L1e, L2e), tricycles et quadricycles (L5e, L7e) entrent dans le champ du contrôle technique véhicules. Seuls les véhicules affectés à des missions d’intervention (police, gendarmerie, pompiers) peuvent bénéficier d’une dérogation, à condition que leur usage soit clairement identifié.
Poursuivons avec une synthèse des situations possibles :
- Moto ou scooter utilisé à titre privé, sans statut collection : passage au contrôle obligatoire
- Véhicule de collection (mention sur la carte grise) : exonération applicable
- Véhicule d’intervention ou militaire : exonération possible sous réserve d’affectation effective
La date de première mise en circulation n’a d’incidence que pour l’obtention du statut collection (30 ans requis). Lors d’une revente ou d’un changement de propriétaire, attention : seule la mention collection sur la carte grise au moment du contrôle permet l’exemption. Toute ambiguïté sur la catégorie ou l’année d’immatriculation expose à un refus de la part du centre technique.
Risques et conséquences en cas de non-respect de la réglementation
La nouvelle donne du contrôle technique moto ne ménage aucun flou. Faire rouler une moto non exemptée sans contrôle technique valide, c’est s’exposer à une sanction immédiate. L’amende s’élève à 135 euros, majorée en cas de retard, et la procédure peut déboucher sur une immobilisation pure et simple du véhicule par les forces de l’ordre.
Les répercussions ne s’arrêtent pas là. Un projet de vente ? L’absence de contrôle technique bloque toute transaction : aucune carte grise ne sera délivrée sans certificat à jour. En cas d’accident, l’assurance peut refuser toute indemnisation pour défaut de conformité. Les conséquences financières et juridiques se révèlent donc bien réelles.
Voici ce à quoi s’exposent les contrevenants :
- Défaut de contrôle technique : sanction pécuniaire et administrative
- Blocage de la vente ou impossibilité de modifier la carte grise
- Risque de refus d’indemnisation par l’assureur en cas de sinistre
La notion de défaillance prend ici tout son sens. Trois niveaux sont prévus : mineure, majeure ou critique. La défaillance critique entraîne l’interdiction immédiate de circuler, jusqu’à preuve de réparation. Les autorités affichent leur intransigeance : le contrôle technique moto s’impose désormais comme une réalité incontournable. Les motards avertis savent désormais à quoi s’en tenir, sous peine de s’arrêter sur le bas-côté.


